15 juillet 2008
5 ans
Je me souviens bien de ma première visite à RIA Novosti il y a pile 5 ans. Tout juste diplômée de l’Université des relations internationales de Moscou je me rendais à 4, boulevard Zoubovski pour mon premier entretien d’embauche. Au 6ème étage du « bunker » occupé par RIA Novosti, au milieu des intérieurs ringards des années 70, Léonid Bourmistrov, jeune adjoint au numéro un de l’agence, m’accueillait dans son grand bureau de pas moins de 40 mètres carrés qui, avec sa longue table interminable bordée de chaises, respirait le soviétique malgré des efforts sensibles de rénovation. Six mois plus tôt une jeune et brillante femme de 35 ans, Svetlana Mironiouk, prenait la direction de l’agence et RIA Novosti décrochait un important budget dans le cadre d’un programme censé améliorer l’image de la Russie à l’étranger. J’allais intégrer cette aventure dont Léonid Bourmistrov serait le « cerveau » pour travailler dans la section française…
Quatre ans après mon premier entretien à RIA Novosti une réunion inédite aura lieu à Moscou. Tous les chefs de bureau et les correspondants de RIA Novosti à l’étranger y seront convoqués. Svetlana Mironiouk présentera devant ce public disparate réunissant des « anciens » et des jeunes repartis dans une trentaine de pays d’Europe, d’Amériques, de Proche Orient et d’Asie, la nouvelle stratégie de l’agence. Finie l’équivoque entre nos deux missions : information et communication, on n’a désormais qu’une seule identité – celle d’une agence de presse, fournisseur d’information textuelle et visuelle (photo, infographie, graphique dynamique, vidéo) sur l’actualité russe et internationale. Avec les mots « convergence », « multimédia », « contenu mobiles », « user generated content » et « news-room intégrée » qui se suivent et se répètent tout au long de son discours et qui font peur à plus d’un, l’effet est complet. Il est vrai que parmi le personnel de RIA Novosti nombreux sont ceux à qui ces 60 ans de passé « propagandiste » tiennent vraiment à coeur, il est aussi vrai que tout le monde n’arrive pas à comprendre toutes ces tendances modernes du marché d’information. A l'époque je m'apprête à partir à Paris en tant que directrice du bureau…
Depuis quelques années il n’y a plus de bureaux de 40 mètres carrés à RIA Novosti, et Léonid Bourmistrov ne pourrait plus jouer au mini-golf dans le sien, plus que modeste. En revanche la « news-room intégrée » de plus de 1000 mètres carrés a bien vu le jour en janvier dernier. Signe de changement, un nouveau logo avait été adopté un mois plus tôt : une « promesse » et un « catalyseur des changements intérieurs » dira Svetlana Mironiouk en parlant de l’objectif fixé - devenir en 3 à 5 ans la première agence multimédia en Russie. Pendant une courte mission qui m’amène à Moscou au début de ce mois de juillet je découvre également que RIA Novosti dispose désormais de son propre club de fitness, installé au 8 étage du « bunker » qui est méconnaissable de celui d’il y a 5 ans une fois on y entre. Les cours d’anglais ouvertes à tous les employés sont organisées. Modernisation technologique tous azimuts continue à s’opérer…
Dans cette période de vacances où il ne se passe pas grand-chose à Paris, dans mon bureau qui est 5 fois plus grand que celui de Léonid, j’essaye donc de regarder le passé pour envisager l'avenir : où est-ce que je serai et qu’est-ce que je ferai dans 5 ans? En vain - le présent est tellement formidable que je n'arrive pas à passer outre, et aucune idée ne me vient…
Photo: La nouvelle news-room de RIA Novosti, © RIA Novosti
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15 juin 2008
L'histoire d'un drapeau
C’est le 22 août 1991 qu’un drapeau à trois bandes horizontales : blanche, bleue et rouge flotte pour la première fois sur la Maison blanche, le siège du « parlement russe » de l’époque. L’URSS, avec à sa tête le président Mikhail Gorbatchev, vient de connaître une tentative de coup d’Etat: un groupe d’hommes politiques et de militaires veut empêcher la fin imminente de l’Union soviétique. Pendant ces quelques jours d’été les moscovites voient des chars rouler dans le centre-ville et quelques personnes sont mortes. Cette tentative s’échoue, le président de la République soviétique fédérale de Russie Boris Eltsine s’impose comme un véritable lideur national. Le 22 août les députés russes se réunissent pour une assemblée extraordinaire marquant la victoire de la nouvelle Russie. Dans un élan commun ils proclament un nouveau symbole d’Etat – le drapeau blanc-bleu-rouge, cet ancien attribut militaire et commercial devenu le drapeau officiel de l’Empire russe sous Nicolas 2, en 1896.
Il est décidé de faire lever le nouveau drapeau le jour-même, lors d’un meeting conduit par Boris Eltsine. Par le jeu de circonstances c’est celui qui décore le bureau du ministre du commerce extérieur, Victor Yarochenko, qu’on arrive à trouver le plus vite. Ce drapeau de 2 sur 3 mètres, Yarochenko l’a fait confectionner un an avant, en 1990, en Suède, ou se déroulait un salon commercial soviétique - le ministre avait eu l’idée de décorer ainsi le pavillon russe... Ce premier drapeau n’a flotté dans les cieux moscovites que jusqu’au lendemain, quand on l’a remplacé par un autre, un vrai – plus grand et plus solide – et l’a rendu à son « propriétaire ». Un an plus tard Yarochenko est nommé le représentant commercial de Russie en France, il apporte le drapeau historique avec lui à Paris, sa mission terminée Yarochenko reste en France, le drapeau aussi... Depuis 17 ans Victor Yarochenko espérait ouvrir un veritable musée, car il avait gardé plusieurs autres objets, tous témoins des changements historiques du début des année 90. Le musée du drapeau russe, il l'a bien enregistré à Paris et à Moscou, mais des fonds ne se sont jamais trouvés pour qu'il devienne une realité.
Ce jour-là à l’Ambassade de Russie on assiste donc à la signature d’un accord qui réglera pour toujours le sort de ce drapeau oublié. Tout s'est décidé à la suite d’une lettre au président russe écrite deux mois avant : c’est le célèbre musée d’Hermitage à Saint-Petersbourg qui le gardera désormais. Le moment solonnel passé, une coupe de champagne à la main on discute avec Nikolai Morozov d'ITAR-TASS, puis je file, lui aussi ne tarde pas de partir, sans doute dépêchons-nous l'un et l'autre pour être le premier à annoncer cette nouvelle cruciale dans nos dépêches.
P.S. Tout à l'heure, pile au moment de finir ce billet, 10 jours après les faits, un coup de fil - c'est Viktor Yarochenko qui appelle pour me remercier d'un echo "sympa" que RIA Novosti en a donné...
21:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, urss, gorbatchev, eltsine, drapeau, ria novosti
04 juin 2008
Garry Kasparov - RIA Novosti - 2 - no comment
Garry Kasparov nous a publiquement accusé hier d’être une agence de propagande. Je n'en aurais sans doute pas parlé si je n'avais pas publié sans commentaires dans mon billet du 31 mars dernier une petite vidéo avec M. Kasparov qui ne voulait pas répondre à ma question en disant que nous ne publirions rien, une vidéo qui me semblait plutôt rigolote... Cette fois-là RIA Novosti a des commentaires à faire... No comment.
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RIA Novosti rejette les accusations de Kasparov
MOSCOU, 4 juin - RIA Novosti. L'agence russe d'informations internationales RIA Novosti rejette catégoriquement les allégations de Garry Kasparov, un des leaders du mouvement d'opposition l'Autre Russie, selon lesquelles l'agence ne publie que des textes relevant de la propagande d'Etat.
Intervenant mardi dernier lors d'une rencontre des principaux représentants de l'industrie mondiale de l'information à Göteborg (Suède), M. Kasparov a accusé la rédactrice en chef de RIA Novosti Svetlana Mironiouk, présente au forum, de se livrer à la propagande gouvernementale.
"Les accusations de ce genre sont absolument gratuites et totalement dépourvues de fondements", lit-on dans le communiqué diffusé mercredi par l'agence en réponse aux affirmations de M. Kasparov.
"Depuis le début de l'année, l'agence RIA Novosti a publié environ trois cents dépêches évoquant les activités de M. Kasparov, sans parler d'autres représentants de l'opposition parlementaire et extra-parlementaire. L'année dernière, l'agence a organisé plus de 50 conférences de presse et tables rondes qui ont réuni des membres de différents groupes d'oppositions, dont Vladimir Ryjkov et Irina Khakamada, représentants du Parti communiste de la Fédération de Russie et de l'Union des forces de droite, d'organisations non gouvernementales et non commerciales, et d'associations pour la défense des droits de l'homme", indique le communiqué.
Le document constate que ni M. Kasparov ni ses représentants n'ont jamais demandé à l'agence d'organiser une conférence de presse ou une autre action informationnelle.
"En outre, le site www.inosmi.ru édité par RIA Novosti publie quotidiennement des traductions d'articles tirés de la presse étrangère. Depuis janvier 2001, le site a publié 43 articles de M. Kasparov sur la Russie ", ajoute le communiqué.
RIA Novosti conseille au leader de l'Autre Russie de lire attentivement les dépêches de l'agence avant de faire des déclarations comme celles de Göteborg et lui demande de présenter des excuses publiques. -0-
22:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, ria novosti, kasparov, presse, propagande
16 mai 2008
RIA Novosti – Noga: on a gagné !
Le nom de la compagnie suisse Noga m'était familier sans que je connaisse les détails de ce long litige datant du début des années 90 qui la lie avec le Gouvernement russe. S’affirmant creancière de ce dernier Noga a procedé par le passé à plusieurs saisies des biens russes à l’étranger, dont certaines, notamment l’affaire du voilier Sedov en France ou celle d'une collection de tableaux du Musée Pouchkine en Suisse, ont reçu une large couverture médiatique en Russie.
Il y a quatre mois et demie l’affaire Noga nous a pourtant touché de près, même si la lettre de la banque qui m'attendait au retour des vacances d’hiver ne nous a pas fait réaliser tout de suite la gravité de la situation : «Nous vous informons que par procès-verbal du 2 janvier 2008, Messieurs P.Robert et M.Robert, Huissiers de justice à Paris, nous ont signifié une saisie-attribution comportant également saisie des valeurs mobilières à votre encontre, à la requête de la Compagnie Noga d'Importation et d’Exportation,…, pour la somme de 49 006 941,20 euros. A ce titre nous avons déclaré que votre compte comportait le solde suivant, sous réserve du dénouement des opérations en cours : … 79 510, 17 euros». Mais cela s’avère grave, l’argent sur le compte de bureau parisien de RIA Novosti a bien été bloqué. Pourquoi ? Comment ? Qu'est-ce que RIA Novosti a à faire avec cette histoire ?..
La saisie ne nous ayant jamais été notifiée, je me procure une copie du procès-verbal adressé à la banque. Par le biais de son huissier, Noga y indique à coté du Gouvernement de Russie, son prétendu débiteur, tout un nombre de différents organismes et sociétés russes, dont l’Agence RIA Novosti, « en tant que tous constituent des émanations du Gouvernement de la Fédération de Russie ».
On va donc assigner Noga pour obtenir la mainlevée. Par ses statuts RIA Novosti est une personne morale distincte et indépendante du Gouvernement de Russie. Et même si nous sommes une entreprise publique, « entreprise fédérale unitaire d’Etat » plus précisément, RIA Novosti dispose de son propre patrimoine qui lui est confié par l’Etat « en gestion économique » - une notion du droit russe très proche de celle du droit de la propriété.
Un dossier de plusieurs centimètres de largeur comportant une assignation d'une vingtaine de pages rédigée par Me Renaud Thominette détaille tout cela, après des semaines passées entre des rendez-vous, des discussions téléphoniques, des mails... Pendant la plaidoirie l’avocat de Noga est pourtant très éloquent lui aussi. Il nous qualifie d’« une porte-parole disciplinée du Gouvernement », la raison pour laquelle l’état « se paye le luxe » de nous entretenir. Il va jusqu'à jeter sur le bureau du juge un numero du Monde en disant : regardez, toute la presse internationale parle des manifestations de l’opposition en Russie (Medvedev vient tout juste d'être élu le nouveau président), mais pas un mot dans les dépêches de RIA Novosti ! Nous serions donc bien une émanation du Gouvernement... Ce discours-là n’est pas du domaine du droit, me rassure Me Thominette...
En effet. Me Philippe Scarzella que je croise aujourd'hui au Palais de justice le reconnaît lui-même. "C'était pour faire des effets au juge", dit-il quand on discute après avoir pris connaissace de la décision du juge, rendue aujourd’hui, après plus de deux mois d'attente. La décision est en notre faveur. Le juge « dit que RIA Novosti est une personne morale distincte du Gouvernement de la Fédération de Russie, dit en concéquence qu'elle n'est pas tenue de dettes de ce dernier, déclare nulle la saisie-attribution.., ordonne la mainlevée.. ». Nos comptes seront donc débloqués. Et si en plus Noga nous payait 30 000 euros de dommages et intérêts et de frais d'avocat, ordonnés par le juge... Ne nous berçons pas d'illusions! En tout cas, c'était une expérience. Bref, il faudra fêter!
Photo: Au retour du Palais de justice, ce vendredi 16 mai.
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31 mars 2008
Garry Kasparov - RIA Novosti - no comment
Vidéo enregistrée à Paris le 21 novembre 2007.
RIA Novosti : Bonjour, c'est RIA Novosti, je peux vous poser une question ?
Kasparov : Mais vous ne publierez rien. A quoi bon m'interroger, alors ?
RIA Novosti : Nous verrons bien…
Kasparov : Et bien justement, parce que vous "verrez bien", je ne vous dirai rien…
RIA Novosti : Juste une question…
Kasparov : Une question, allez… On enregistre, et on verra ensuite…
RIA Novosti : Quelle est aujourd'hui la personne en Russie qui, s'il lui était possible d'obtenir le poste présidentiel, serait capable d'assurer le développement de la Russie dans la bonne direction, d'assurer la stabilité économique, politique et sociale du pays ? Cette personne, ce serait vous ?
Kasparov : Les décisions sont prises non pas par une personne, ni même cinq ou dix. Elles doivent être prises par 140 millions de personnes. L'essentiel est d'assurer les conditions dans lesquelles 140 millions de personnes pourraient faire leur choix sans l'ingérence de forces qui sont intéressées à tel ou tel résultat. Si cette possibilité existait, je peux vous dire avec certitude que ceux qui dirigent la Russie aujourd'hui n'auraient aucune chance de le faire.
Un petit commentaire tout de même: finalement on a publié, au moins dans un blog!
19:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kasparov, russie, ria novosti, pouvoir, oppositon, presse
21 mars 2008
Un peu d'ITAR-TASS
Il y a trente ans RIA Novosti s’appelait APN (Agence de presse Novosti) et n'était pas encore une agence de presse dans le sens classique. APN était une agence de propagande, employant les commentateurs et les journalistes qui racontaient la vie en URSS dans la presse étrangère et éditant des dizaines de ses propres magazines partout dans le monde. C’est TASS (Agence télégraphique de l’Union soviétique) qui détenait alors le monopole en terme de « news ». Les bureaux du TASS, avenue Bosquet, notre chauffeur Carlos les connaît bien. En 1977 déjà il y allait tous les matins pour récupérer les dépêches, me raconte-il alors que j’y vais enfin, au bout de 6 mois de travail à Paris, pour faire la connaissance de Dmitry Gorokhov, chef du bureau.
Aujourd’hui RIA Novosti n’a plus besoin de dépêches de TASS, depuis 1991 nous sommes nous-même une agence de presse à part entière. La publication de « L’étude soviétique » en France a été arrêtée depuis une vingtaine d’années, et le rez-de-chaussé de nos bureaux est vide sans l'imprimerie qu'il habritait à l'époque.. Tout est en eboulition à Moscou en revanche. La nouvelle « news room » multimédia de RIA Novosti boulevard Zoubovsky à Moscou qui regroupe en 1 100 mètres carrés 300 correspondants et rédacteurs travaillant dans diverses langues avec les textes traditionnels, les photos, les vidéo, l'infographie, etc., a été inaugurée en janvier. Tous les trois on était déjà à Paris, et il est vrai qu’ici, dans le bureau de représentation que nous sommes, il peut nous arriver parfois d’avoir l’impression que cela se passe ailleurs...
Cela ne dure pas longtemps en tout cas... Grandes tâches et petites tâches, le travail ne manque pas. Mon « marathon d’automne » risque de durer. Partir quelque part tous les week-ends – me conseillait le confrère d’ITAR-TASS. Avec ma BMW, pourquoi ne le fait-on pas, justement ?
22:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, presse, urss, sovietique, tass, ria novosti, multimedia
15 mars 2008
Moscou - Vilnus - Paris
Les locaux de RIA Novosti à Paris pourraient sans doute raconter beaucoup de choses. Notre bureau parisien occupe un très bel hôtel particulier à 4 étages de la fin du 19ème dans un quartier bourgeois mais convivial du 17ème arrondissement depuis une trentaine d’année, il parait d’ailleurs que l’agence y a déménagé pile l’année de ma naissance. Ambassade de Lituanie avant 1940, le bâtiment a été repris par l’URSS une fois la république balte est devenue soviétique. Pendant la guerre c’est la SS qui s’y installe. Nos vastes caves avec une sorte de cellules font en effet penser aux détenus. Ensuite jusqu’à la fin des années 1970 il abrite les services consulaires de l’Ambassade de l’URSS. L'histoire litigieuse avec la Lituanie n'aurait été réglée qu'en 2005 – on me raconte qu’à la fin des années 90 encore il y avait des activistes français devant nos fenêtres qui manifestaient en exigeant la restitution de l’immeuble aux lituaniens.
Un article du Figaro de 1999 apporte plus de details sur cette histoire. Il raconte que c’est en 1925 que l’hôtel Fournier a été acheté par le premier ambassadeur de Lutuanie en France, qu’en 1940 au lendemain de l’entrée de la Lituanie dans l’URSS le gouvernement Vichy demande de suspendre le fonctionnement de la légation, que l’ambassadeur lituanien refuse de livrer l’hôtel aux sovietique et en remet les clés a la préfecture de police. Le bâtiment est alors occupé par Moscou. L’ambassadeur balte meurt en Sibérie.Comme par magie le soir-même où Carlos Christiny, 30 ans à l’agence, me sort cet article, je tombe, en faisant une petite promenade dans le quartier, sur l’actuelle ambassade de Lituanie, nous sommes en fait pas loin l’un de l’autre, juste le parc Monceau à traverser. Drôle de sentiment...
Photo: L'entrée principale, coté place du Général Catroux.
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14 mars 2008
Quoi de neuf à Moscou?
J’ai appris le français à l’université. Je l’ai choisi un peu par hasard parmis d’autres langues européennes, et je l’ai tout de suite aimé. Des heures de travail quotidien dans la salle audio et le premier voyage en France après la première année d’études sont déjà loin. Voilà 6 mois que je travaille à Paris. Je suis, comme le dit une collègue à Londres, une « jeune chef », c’est vrai – je dirige le bureau parisien de l'agence de presse russe RIA Novosti et mes collaborateurs français ont parfois presque le double de mon âge. Travailler à Paris a toujour été un rêve, il se réalise maintenant, mais impossible d’en profiter pleinement – tant j'ai la tête au travail. C'est « un marathon d’automne », dirais-je en Russie en renvoyant au célèbre film soviétique du même nom...
"Novosti" veut dire "nouvelles", "news" et RIA Novosti est une agence d’information. Quoi de neuf (à Moscou)? Rendez-vous sur le site de RIA Novosti en russe, en français ou en anglais. Quant à mon blog, il n'est pas sur l'actualité, ce ne seront que de petits épisodes disparates de cette nouvelle expérience parisienne, sans doute à la limite entre le professionnel et le personnel, et sûrement sans aucune réguliarité..
Alexandra Kamenskaya
21:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moscou, paris, ria novosti, russie, journaliste, presse


